• Destinations
    • Afrique
    • Amérique Centrale
    • Amérique du Nord
    • Amérique du Sud
      • Bolivie
      • Pérou
    • Asie
      • Afghanistan
    • Europe
      • Belgique
      • Danemark
    • Océanie
  • À propos
  • Destinations
    • Afrique
    • Amérique Centrale
    • Amérique du Nord
    • Amérique du Sud
      • Bolivie
      • Pérou
    • Asie
      • Afghanistan
    • Europe
      • Belgique
      • Danemark
    • Océanie
  • À propos
  • Actualité
  • Contact
  • Actualité
  • Contact
  • À propos
  • Destinations
    • Afrique
    • Amérique Centrale
    • Amérique du Nord
    • Amérique du Sud
    • Asie
    • Europe
    • Océanie
  • Récits
  • Actualité
  • Contact
  • À propos
  • Destinations
    • Afrique
    • Amérique Centrale
    • Amérique du Nord
    • Amérique du Sud
    • Asie
    • Europe
    • Océanie
  • Récits
  • Actualité
  • Contact

CARNETS DE VOYAGE

Pérou (J7-J8) / Bolivie (J1) – Du lac Titicaca à La Paz

Newsletter

Reçois le prochain carnet de voyage dans ta boîte mail

loader
En cliquant sur s'abonner, vous acceptez de recevoir la newsletter

Suivez mes aventures sur Instagram

AFGHANISTAN 🇦🇫 Après un arrêt devant une petite c AFGHANISTAN 🇦🇫
Après un arrêt devant une petite cascade au bord de la route, on entre dans les gorges de Tang-e Gharu, et là, changement de décor total. On se croirait presque dans un mini Grand Canyon version afghane. Falaises immenses, route étroite qui serpente, tunnels non éclairés où on roule à l’aveugle. Les camions prennent facilement la moitié de la chaussée, et dans certains virages, ce sont carrément des enfants qui se postent pour les guider.
Cette route relie Kaboul à Jalalabad depuis les années 1960, avant elle il fallait passer par le col de Lataband, bien plus long et périlleux. Aujourd’hui encore, elle est considérée comme l’une des routes les plus dangereuses au monde.
On croise un char à côté d’un magasin, entièrement taggué, avec juste à côté un lac immense. Un peu plus loin, un checkpoint marque l’arrivée à Sarobi, chef-lieu du district du même nom dans la province de Kaboul. La ville apparaît au détour d’un virage comme un vrai havre de verdure dans cette vallée, avec une rivière au débit impressionnant et un pont en bois et en acier qui enjambe le tout.
Aux portes de Jalalabad, le paysage change encore. Champs à perte de vue, rivières partout. On sent qu’on entre en terre d’agriculteurs. 🇦🇫
AFGHANISTAN 🇦🇫 À Kaboul, juste à côté du palais D AFGHANISTAN 🇦🇫
À Kaboul, juste à côté du palais Darul Aman, se trouve le Musée national d’Afghanistan. À l’entrée du musée, on nous annonce qu’il va fermer dans quarante minutes. Après quelques négociations, nous obtenons finalement le droit d’entrer. Les premières salles sont plongées dans le noir, avant qu’un vieil Afghan, qui entend à peine mais possède les clés de chaque pièce, ne vienne nous ouvrir les salles une à une et allumer les lumières. Une visite improvisée, mais un moment particulièrement touchant.
Les collections sont pourtant remarquables : statues de Bactriane, sculptures du Nouristan, vêtements et bijoux traditionnels… Dommage que les œuvres soient parfois peu mises en valeur et surtout très peu expliquées.
Mais le véritable coup de cœur est ailleurs : une exposition consacrée aux vestiges de Mes Aynak, l’un des sites archéologiques que je rêve de découvrir depuis longtemps. Ancienne cité bouddhique construite autour d’une importante exploitation de cuivre, le site abrite notamment des monastères, des stupas et de nombreuses sculptures. Aujourd’hui menacé par un projet minier, une partie de ses trésors a été mise à l’abri au musée.
Je reste ébahi devant ces vestiges que j’espère pouvoir photographier un jour directement à Mes Aynak. Une raison de plus de revenir en Afghanistan, encore et encore. 🇦🇫
J’ai le plaisir de vous annoncer que ma série « Du J’ai le plaisir de vous annoncer que ma série « Dust, Horns, and Humanity » prise au Soudan du Sud a obtenu le prix « mention honorable du jury » du concours MonoVisions Photography Awards 2026 de Londres dans la catégorie Photojournalisme 🥳📸
Lien : https://monovisionsawards.com/.../monovisions.../show/12788
AFGHANISTAN 🇦🇫 À peine sorti de la Grande Mosquée AFGHANISTAN 🇦🇫
À peine sorti de la Grande Mosquée de Hérat, mon regard est attiré par une petite boutique située juste en face de l’entrée. À l’intérieur, un artisan me présente avec fierté un rubab, l’instrument de musique emblématique de l’Afghanistan. Entièrement sculpté à la main dans un seul bloc de bois, il lui a fallu près de deux mois de travail pour le réaliser.
Surnommé le « lion des instruments », le rubab accompagne depuis des siècles les musiciens afghans. Son timbre profond et chaleureux a traversé les montagnes de l’Hindou Kouch avant d’influencer la musique d’une grande partie de l’Asie centrale et du sous-continent indien, où il est notamment à l’origine du sarod.
En le tenant entre mes mains, je me surprends à imaginer toutes les histoires qu’il pourrait raconter. J’aurais aimé repartir avec cette pièce d’artisanat, mais j’ai finalement préféré la laisser à son créateur.
Dans un pays où la musique a été réduite au silence à plusieurs reprises et où, depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021, de nombreux instruments ont été confisqués ou détruits, chaque rubab fabriqué et conservé est bien plus qu’un simple objet : c’est une part du patrimoine culturel afghan qui continue de résister. 🇦🇫
AFGHANISTAN 🇦🇫 Pour imaginer la magnificence de l AFGHANISTAN 🇦🇫
Pour imaginer la magnificence de la Grande Mosquée de Hérat, il suffit parfois de s’attarder sur ses portes. L’une, recouverte de mosaïques éclatantes, témoigne du raffinement exceptionnel atteint par les artisans qui ont façonné ce monument au fil des siècles. L’autre, plus ancienne et marquée par le temps, a perdu une partie de ses tuiles et de ses ornements, laissant apparaître les cicatrices de son histoire.
En observant ses motifs et ses briques émaillées, je ne peux m’empêcher de penser au Minaret de Jam. Les ressemblances sont saisissantes et semblent faire écho à l’héritage des Ghorides, à l’origine de l’une des plus brillantes traditions architecturales de la région. 🇦🇫
AFGHANISTAN 🇦🇫 Pour comprendre la magnificence de AFGHANISTAN 🇦🇫
Pour comprendre la magnificence de la Grande Mosquée de Hérat, il faut passer par ses coulisses et rencontrer les artisans qui, dans l’ombre, permettent à ce chef-d’œuvre de traverser les siècles.
La visite est fascinante. Des ouvriers travaillent patiemment à tailler les tuiles selon les formes exactes dont ils ont besoin. Ils ne sont plus que deux ce jour-là, alors qu’ils étaient autrefois sept. Le métier se fait rare et rapporte peu. Ici, il faut être passionné. Il n’existe d’ailleurs aucune école pour apprendre cet artisanat : tout se transmet de génération en génération. Les deux hommes présents sont les fils d’anciens artisans aujourd’hui disparus et poursuivent à leur tour cette tradition. En les observant travailler, je mesure à quel point leur tâche est minutieuse. Il n’y a pratiquement aucune protection, seulement le savoir-faire accumulé au fil des années.
Dans l’atelier voisin, les tuiles passent ensuite par les fours. Les différentes couleurs sont préparées puis fixées à très haute température, au-delà de 900°C, afin qu’elles s’incrustent durablement dans la céramique. Les bleus, les turquoises et les blancs qui font la renommée de la mosquée naissent ici, dans une chaleur étouffante.
Plus loin, une autre salle abrite l’argile nécessaire à la fabrication des briques. Tout commence par cette terre soigneusement préparée puis moulée selon des gabarits adaptés à chaque forme de tuile. Il faut ensuite patienter près d’une semaine pour que les pièces sèchent avant de poursuivre le processus.
La couleur est appliquée à la main, puis les artisans ajoutent du verre pilé qui, lors de la cuisson, donnera à la surface son éclat caractéristique. En voyant le temps, la précision et l’énergie nécessaires à la fabrication d’une seule tuile, je ne peux qu’admirer le travail de ces hommes. Chaque détail de la Grande Mosquée de Hérat est le fruit d’un savoir-faire exceptionnel. 🇦🇫
AFGHANISTAN 🇦🇫 La Grande Mosquée de Hérat est san AFGHANISTAN 🇦🇫
La Grande Mosquée de Hérat est sans doute l’un des plus beaux monuments d’Afghanistan. Fondée vers 1200 sous les Ghorides, elle a traversé plus de huit siècles d’histoire. Détruite lors de l’invasion mongole de Gengis Khan en 1221, puis reconstruite et agrandie par les Kartides, les Timourides, les Moghols et les Ouzbeks, elle porte encore aujourd’hui les traces de toutes ces époques.
En entrant dans la cour, je reste quelques instants sans voix. Les quatre iwans (grand portail voûté) sont entièrement recouverts de céramiques bleues, turquoise et blanches qui semblent se prolonger à l’infini. Chaque mur est décoré du sol au plafond. Sous mes pieds, le marbre clair reflète la lumière et reste étonnamment frais malgré la chaleur extérieure.
Je m’attendais à trouver le mihrab et le minbar sous le grand portique principal, mais ils se trouvent dans une partie plus ouverte de l’édifice. La mosquée est calme. Peu de visiteurs sont présents. Un Afghan m’aborde en anglais pour me demander d’où je viens et nous discutons quelques minutes avant qu’il ne poursuive son chemin.
Je m’assois alors au milieu de la cour et prends simplement le temps de contempler ce chef-d’œuvre. Lors de mon premier voyage en Afghanistan en 2019, j’avais préféré la célèbre Mosquée Bleue de Mazâr-e Charîf. Pourtant, en redécouvrant celle de Hérat, j’ai été profondément impressionné. Peut-être est-elle moins spectaculaire au premier regard, mais son histoire, son harmonie et la finesse de ses décors en font un lieu absolument splendide. 🇦🇫
AFGHANISTAN 🇦🇫 Les quatre minarets de la médersa AFGHANISTAN 🇦🇫
Les quatre minarets de la médersa d’Husayn Bayqara, à Hérat, sont les derniers vestiges d’un immense complexe timouride du XVe siècle, à l’époque où la ville était l’une des capitales culturelles les plus brillantes du monde persan. La médersa (école religieuse et intellectuelle) et la mosquée ont disparu avec le temps et les guerres, ne laissant que ces tours décorées de briques bleues et turquoise.
J’arrive à pied devant une grande grille fermée. En criant, un vieil Afghan sort d’un container pour nous ouvrir. Les minarets sont immenses et impressionnants, avec leur base massive en briques, presque anguleuse avant que la tour ne devienne plus cylindrique en montant. Entre ceux de gauche, un petit labyrinthe de pièces et quelques tombes subsistent encore. Certaines parties sont protégées par des tôles à cause de l’érosion. Un des minarets à gauche conserve encore de très belles briques colorées. Cela me rappelle le Minaret de Jam. 🇦🇫
  • Destinations
  • À propos
  • Actualité
  • Contact
  • Galerie photo
  • Mentions légales