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CARNETS DE VOYAGE

Belgique (J2) – Saint-Gilles & Bruxelles

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NIGER 🇳🇪 Vous avez été nombreux à voter au sondag NIGER 🇳🇪
Vous avez été nombreux à voter au sondage : ce sont donc mes photos et récits du Niger que je vous partagerai dans les prochaines publications. Un voyage éreintant : 43 degrés, des pistes défoncées, une tempête de sable qui a emporté toutes nos tentes. On commence par les girafes de Kouré.
Il n’y a pas de route pour aller les voir, à 60 km à l’est de Niamey. Hors de la capitale, l’escorte militaire est obligatoire : deux voitures et 16 militaires nous suivent jusqu’à Agadez. On avance entre les bosquets, on cherche, et d’un coup une girafe est là, devant moi. Très claire, la tête toute petite. Il nous a fallu plus d’une heure pour la trouver. Je reste face à elle, sans trop réaliser.
Ces bosquets ne sont pas là par hasard. C’est ce qu’on appelle la brousse tigrée : des bandes d’arbres et d’arbustes séparées par de larges zones de sol nu. Vu du ciel, elle dessine des rayures, d’où le nom. On en trouve aussi en Australie ou au Mexique, mais ici, c’est le garde-manger des girafes. Elles y broutent acacias et jujubiers, épines comprises.
Vingt minutes de voiture plus tard, on tombe sur un troupeau de 14 girafes, avec des petits. Je marche tout doucement, sans un bruit. Je ne sais plus où regarder tellement il y en a. Je n’ai jamais vu ça de ma vie.
Ce moment n’allait pas de soi. En 1996, il ne restait qu’une cinquantaine de girafes d’Afrique de l’Ouest, toutes au Niger. Grâce à la protection mise en place depuis, elles étaient plus de 650 en 2019. Mais leur habitat recule, grignoté par les champs et la coupe du bois. Alors certaines vont se servir dans les champs des villageois.
Les voir en liberté, d’aussi près, restera l’un de mes plus beaux souvenirs du Niger. 🇳🇪
On m’a demandé des centaines de fois si j’avais un On m’a demandé des centaines de fois si j’avais un site internet pour retrouver mes voyages, mes photos et les carnets que j’écris depuis maintenant 9 ans.
Aujourd’hui, j’ai enfin une réponse à vous donner : oui, et il a un nom. 
Objectif 197.
Visiter les 197 pays du monde. Pas seulement y poser le pied, mais y rencontrer ceux qui les habitent.
C’est en avril 2021, lors d’un voyage à Wallis-et-Futuna, que ce projet a pris forme. Depuis, il a fallu du temps, des réflexions, et surtout des personnes extraordinaires pour qu’il devienne enfin réalité.
Gabriel et Yohan, du @impulso.studio, ont imaginé et conçu ce site avec des idées modernes, réfléchies et justes. Ils ont su comprendre ce que je rêvais de créer, et l’interpréter mieux que je n’aurais su le faire moi-même.
Sans Maxime, le développeur (@maxgourmelen), rien de tout cela n’existerait. C’est lui qui a mis le site en mouvement, qui a proposé des fonctionnalités auxquelles je n’aurais jamais pensé, et qui a répondu à des centaines de demandes pour arriver là où je le voulais.
Déborah (@debtcbz) a été la pièce manquante à cette équipe. C’est elle qui a pensé la newsletter que vous recevrez environ trois fois par mois, pour que chaque récit vous arrive le plus agréablement possible.
Et puis il y a Patrick, mon meilleur ami, qui depuis 7 ans relit et corrige chacun de mes récits pour les rendre plus personnels, plus intimes, plus profonds, sans jamais leur retirer leur spontanéité.
Je voulais un site à mon image. Pas de publicité, pas de pollution visuelle. Juste la place pour vous montrer ce que je vis vraiment, sans filtre et sans rien vous demander en retour.
J’ai la tête pleine de rêves qui ne cessent de grandir. Dans mes archives dorment des dizaines de milliers de photos prises aux quatre coins du monde, et des centaines de récits à vous partager. Tout cela restait bien au chaud pour moi. Il est temps de vous le partager, pour vous remercier de me suivre depuis toutes ces années.
Ce site, je l’ai créé pour me souvenir. Aujourd’hui, c’est aussi le vôtre.
Patients, amis, famille, voyageurs de passage : merci pour tout.
Objectif197.fr est en ligne. Lien en bio.
AFGHANISTAN 🇦🇫 À Kaboul, il n’y a pas que le musé AFGHANISTAN 🇦🇫
À Kaboul, il n’y a pas que le musée national ou les jardins de Babur. Il y a aussi cette mosquée bleue, plantée au pied de la colline de la télévision, dans le quartier de Kart-e Sakhi.
Ici, la légende raconte qu’Ali, le cousin et gendre du prophète Mahomet, aurait planté son épée dans le rocher sur lequel le sanctuaire a été construit. Une autre version associe le lieu au manteau du prophète, qui y aurait été conservé un temps avant de rejoindre Kandahar, où il se trouve aujourd’hui. Vrai ou pas, l’endroit est habité par cette ferveur.
La mosquée actuelle date du règne d’Ahmad Shah Durrani, au XVIIIe siècle, plusieurs fois agrandie depuis, la dernière fois en 2009. Résultat : des dômes et des céramiques bleu turquoise de style safavide, qui rappellent forcément la mosquée bleue de Mazâr-e Charîf, visitée lors de mon tout premier voyage en Afghanistan en 2019.
Ce jour-là, c’est déjà un vrai lieu de vie : des familles pique-niquent autour, pendant que des hommes entrent prier à l’intérieur. Je m’assois un moment dans la cour, à regarder la lumière glisser sur les tuiles. Encore une preuve que Kaboul cache des trésors à chaque coin de rue, même quand on croit avoir déjà tout vu. 🇦🇫
AFGHANISTAN 🇦🇫 Après un arrêt devant une petite c AFGHANISTAN 🇦🇫
Après un arrêt devant une petite cascade au bord de la route, on entre dans les gorges de Tang-e Gharu, et là, changement de décor total. On se croirait presque dans un mini Grand Canyon version afghane. Falaises immenses, route étroite qui serpente, tunnels non éclairés où on roule à l’aveugle. Les camions prennent facilement la moitié de la chaussée, et dans certains virages, ce sont carrément des enfants qui se postent pour les guider.
Cette route relie Kaboul à Jalalabad depuis les années 1960, avant elle il fallait passer par le col de Lataband, bien plus long et périlleux. Aujourd’hui encore, elle est considérée comme l’une des routes les plus dangereuses au monde.
On croise un char à côté d’un magasin, entièrement taggué, avec juste à côté un lac immense. Un peu plus loin, un checkpoint marque l’arrivée à Sarobi, chef-lieu du district du même nom dans la province de Kaboul. La ville apparaît au détour d’un virage comme un vrai havre de verdure dans cette vallée, avec une rivière au débit impressionnant et un pont en bois et en acier qui enjambe le tout.
Aux portes de Jalalabad, le paysage change encore. Champs à perte de vue, rivières partout. On sent qu’on entre en terre d’agriculteurs. 🇦🇫
AFGHANISTAN 🇦🇫 À Kaboul, juste à côté du palais D AFGHANISTAN 🇦🇫
À Kaboul, juste à côté du palais Darul Aman, se trouve le Musée national d’Afghanistan. À l’entrée du musée, on nous annonce qu’il va fermer dans quarante minutes. Après quelques négociations, nous obtenons finalement le droit d’entrer. Les premières salles sont plongées dans le noir, avant qu’un vieil Afghan, qui entend à peine mais possède les clés de chaque pièce, ne vienne nous ouvrir les salles une à une et allumer les lumières. Une visite improvisée, mais un moment particulièrement touchant.
Les collections sont pourtant remarquables : statues de Bactriane, sculptures du Nouristan, vêtements et bijoux traditionnels… Dommage que les œuvres soient parfois peu mises en valeur et surtout très peu expliquées.
Mais le véritable coup de cœur est ailleurs : une exposition consacrée aux vestiges de Mes Aynak, l’un des sites archéologiques que je rêve de découvrir depuis longtemps. Ancienne cité bouddhique construite autour d’une importante exploitation de cuivre, le site abrite notamment des monastères, des stupas et de nombreuses sculptures. Aujourd’hui menacé par un projet minier, une partie de ses trésors a été mise à l’abri au musée.
Je reste ébahi devant ces vestiges que j’espère pouvoir photographier un jour directement à Mes Aynak. Une raison de plus de revenir en Afghanistan, encore et encore. 🇦🇫
J’ai le plaisir de vous annoncer que ma série « Du J’ai le plaisir de vous annoncer que ma série « Dust, Horns, and Humanity » prise au Soudan du Sud a obtenu le prix « mention honorable du jury » du concours MonoVisions Photography Awards 2026 de Londres dans la catégorie Photojournalisme 🥳📸
Lien : https://monovisionsawards.com/.../monovisions.../show/12788
AFGHANISTAN 🇦🇫 À peine sorti de la Grande Mosquée AFGHANISTAN 🇦🇫
À peine sorti de la Grande Mosquée de Hérat, mon regard est attiré par une petite boutique située juste en face de l’entrée. À l’intérieur, un artisan me présente avec fierté un rubab, l’instrument de musique emblématique de l’Afghanistan. Entièrement sculpté à la main dans un seul bloc de bois, il lui a fallu près de deux mois de travail pour le réaliser.
Surnommé le « lion des instruments », le rubab accompagne depuis des siècles les musiciens afghans. Son timbre profond et chaleureux a traversé les montagnes de l’Hindou Kouch avant d’influencer la musique d’une grande partie de l’Asie centrale et du sous-continent indien, où il est notamment à l’origine du sarod.
En le tenant entre mes mains, je me surprends à imaginer toutes les histoires qu’il pourrait raconter. J’aurais aimé repartir avec cette pièce d’artisanat, mais j’ai finalement préféré la laisser à son créateur.
Dans un pays où la musique a été réduite au silence à plusieurs reprises et où, depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021, de nombreux instruments ont été confisqués ou détruits, chaque rubab fabriqué et conservé est bien plus qu’un simple objet : c’est une part du patrimoine culturel afghan qui continue de résister. 🇦🇫
AFGHANISTAN 🇦🇫 Pour imaginer la magnificence de l AFGHANISTAN 🇦🇫
Pour imaginer la magnificence de la Grande Mosquée de Hérat, il suffit parfois de s’attarder sur ses portes. L’une, recouverte de mosaïques éclatantes, témoigne du raffinement exceptionnel atteint par les artisans qui ont façonné ce monument au fil des siècles. L’autre, plus ancienne et marquée par le temps, a perdu une partie de ses tuiles et de ses ornements, laissant apparaître les cicatrices de son histoire.
En observant ses motifs et ses briques émaillées, je ne peux m’empêcher de penser au Minaret de Jam. Les ressemblances sont saisissantes et semblent faire écho à l’héritage des Ghorides, à l’origine de l’une des plus brillantes traditions architecturales de la région. 🇦🇫
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